Former les journalistes de demain à l’intelligence artificielle : un défi pédagogique, éthique et financier que les écoles reconnues relèvent de façons très différentes. Tour d’horizon.
lle de cours toute en longueur du CFJ (Centre de formation des journalistes), dans le 12ᵉ arrondissement de Paris, résonne des cliquetis de claviers. Une heure durant, les étudiants sondent avec méthode les chatbots pour trouver des idées d’angle. Sous l’œil de leur formatrice Karen Bastien, data journaliste spécialisée dans l’utilisation de l’IA générative [Karen Bastien a accompagné l’INA dans la conception de data.ina.fr, NDLR]. Sur un écran, au bout de la pièce : des idées de prompt (les instructions données aux chatbots) ; la grammaire scrupuleuse à utiliser pour obtenir les meilleurs résultats ; les astuces à intégrer et les pièges à éviter. Chaque semaine pendant un mois, un nouveau groupe d’une dizaine d’étudiants volontaires de master 2 se réunira à l’occasion de deux sessions. L’objectif ? Explorer les terrains de jeu offerts par l’IA générative.
Ces ateliers ne représentent qu’une fraction de l’offre proposée par le CFJ à ses étudiants sur le sujet de l’IA. Plusieurs des autres établissements reconnus par la profession se penchent aussi sur la technologie et ses dérivés, les intègrent et les évoquent dans leurs cours.
Xavier Eutrope – Publié le 28 janvier 2026