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Les Autres Voix de la Presse n°200

Pour la 200e de l’émission nous avons édité une version papier contenant 20 pages en format A4.

Comme pour l’émission il s’agit ici, à travers des articles piochés dans la presse pas pareille, de présenter la situation de la presse alternative en France.

Disponible sur commande (prix libre + frais de port) en envoyant un email à : contact(arobase)lesautresvoixdelapresse.fr

Franck Despretz créé “le nouveau jour j” en 2013, alors qu’il est encore étudiant en Lettres, à Nancy. Passionné par l’écriture journalistique, il se fait fort, avec quelques compagnons de route, de pratiquer une forme immersive de l’enquête journalistique.

Le journal s’est taillé une réputation justifiée d’agitateur  et de critique féroce au sein du douillet quant-à-soi médiatique local, ne serait-ce que pour sa capacité à multiplier les opérations à la “Fakir” (de François Ruffin), sa référence,.

S’imposant rapidement dans les kiosques de la façade Est, il s’est notamment fait le contempteur acharné du groupe de presse EBRA. Ce dernier, disposant d’une force de frappe commerciale considérable, et jouissant d’un quasi monopole de fait dans le Grand est, jusqu’à Rhône-Alpes, publie L’Est Républicain, ou Le Républicain Lorrain. Devenant ainsi à plus d’un titre le cible privilégiée des foudres de l’équipe de “NJJ”.

Redécouvrez cette belle et étonnante histoire, relatée par Jocelyn Peyret. Son livret de 36 pages réalise un état des lieux exhaustif de cet étonnant et récent trublion de presse, disparu en 2017.

Servi par des hérauts aussi fièrement provinciaux que fidèlement nancéiens, les rédacteurs de cet auguste périodique n’en oublièrent pas le goût des mots, qu’ils avaient chantourné et rageux. “Le téméraire” fut un témoin médiatique hors-norme de la Lorraine de la fin des années 70, et son triste cortège de problèmes socio-économiques.

Ouvriériste à la sauce libertaire, héritier de l’immigration minière antifasciste, et notamment italienne, franc du collier et gueulard à souhait, les diatribes des rédacteurs du Téméraire n’auront pas même épargné leurs lecteurs, sporadiquement tancés pour leur peu d’investissement à servir le fonctionnement du journal. Cette folle hardiesse rédactionnelle, qui dura 4 années, et justifie le titre de la gazette, mérite amplement d’être redécouverte à travers ce livret illustré de 36 pages,

Le Sotré est à l’origine un petit lutin facétieux capable d’aider le fermier dans ses travaux quotidiens ou, au contraire, de lui jouer quelques mauvais tours.
Plus prosaïquement, pour les concepteurs du journal, comme il est indiqué en une du n°00, il est « le fruit d’une équipe de militants qui veulent se donner avec vous un moyen de dire tout haut ce qu’il est interdit d’écrire, de vouloir ou d’espérer. Un journal qui veut être : le moyen d’expression de tous ceux qui refusent de croire que leur situation est un cas, qui re- fusent d’être isolés, pour qui les conditions de vie ne sont pas le fait du hasard ; un moyen d’expression des plus faibles et des plus opprimés ; un moyen d’expression des luttes de tous les travailleurs, ouvriers, paysans, artisans, etc. ; un moyen d’expression de tous ceux qui luttent pour changer les rapports des hommes entre eux ; un moyen d’expression de tous ceux qui veulent l’abolition des privilèges de l’argent, des traditions sociales, familiales, culturelles ; un moyen d’expression qui sera ce que vous en faites par vos écrits, vos informations et votre diffusion. »

Cette revue fut en Alsace, et aux côtés du Klapperstei 68, un des plus dignes représentants de la presse de contre-information locale.

Uss’m Follik, né en 1972 de la volonté de l’Union bas-rhinoise de la C.F.D.T., à l’époque syndicat autogestionnaire, il se voulait le porte-parole de l’expression populaire. Son projet se trouvait défini dans le texte préparatoire à son lancement, en juin-septembre 1972 : « par vie quotidienne des masses populaires, nous entendons tous les petits événements d’un monde meilleur. Nous ne voulons pas faire des descriptions sans fin, sans intérêt de cette vie quotidienne du peuple. Nous voulons en dégager l’environnement, le sens, les conséquences ».

Né de la volonté de Bernard Baur de créer un journal indépendant et satirique sur la région de Colmar, et rejoint par des dessinateurs locaux de talent, L’Asperge portait pour ambition d’être un “Canard enchaîné” d’envergure régionale.

Pendant 10 années, si les moyens financiers restèrent limités, loin de la prospérité du palmipède national de référence, on peut affirmer que le pari fut tenu de réaliser une revue férocement libre et spontanée, financée sans aucune publicité, et dont le gout pour l’investigation ajouta encore au supplément d’âme éditorial.

Le Tigre de Papier fut pareillement l’expression de colère d’un homme orchestre, Jean-Pierre Sallent, son créateur, directeur et rédacteur quasi-unique. Un indigné avant l’heure par toutes les injustices sociales, et ce faisant grand adepte des expériences rédactionnelles provocatrices et radicales.

Ancien rédacteur en chef de Klapperstei68, que nous relations dans le premier numéro de cette collection consacrée à la presse alternative (ou non alignée) de la région, Sallent aura consacré au Tigre les cinq dernières années de son existence.

En rugissant tout son saoul une demi-décennie durant, avant de regagner le pays des mangroves célestes, il nous laisse en héritage sa passion pour un journalisme politique mordant et frontal, que Jocelyn Peyret nous raconte ici par le menu, en revenant sur la trajectoire de cette personnalité hors norme.

Dans l’histoire ancienne de Mulhouse, le “Klapperstei” était un masque de pierre que l’on faisait porter aux personnes médisantes.

Klapperstei 68 fut un organe de presse qui fédérait toutes les luttes émancipatrices : pour la justice, la fraternité, l’égalité, contre l’oppression des petits souvent incarnés par les insoumis, les contestataires, les écologistes, les chômeurs, les grévistes.

En l’espace de 44 pages d’un livret abondamment illustré, Jocelyn Peyret, vous fait revivre l’histoire et l’évolution de ce premier grand titre de presse alternatif conçu et réalisé à Mulhouse dans les années 70, qui marqua toute une génération de lecteurs ou de jeunes militants, et dont certains numéros atteignirent les 10 000 exemplaires !

Roman492 page

Un récit épique organisé comme un théâtre punk de la résistance héroïque, branlant mais auto-organisé, émaillé de détournements d’articles de presse, de jeux de mots et de référence musicales pour érotomanes à fleur de peau. Le tout mis en valeur par Kilo, un antihéros quelque peu beckettien, et « alcoolique au cœur flétri.

Moins Vite ! est un roman inspiré d’une expérience réelle, la Zad du Moulin à Kolbsheim (67). Il s’en dégage l’essence du mouvement d’occupation, à travers une intrigue imaginaire alimentée par de nombreuses références tant sociétales que culturelles. Ode à la lenteur dans une société trop pressée, le roman oscille entre documentaire et fiction.

Un livre hommage de 108 pages et plus de 250 illustrations, édité par l’Alterpresse68 n en mémoire de André Barnoin, ami et caricaturiste.
«  Bullosophe  »
(nom masculin ou féminin) : personnalité ardemment soucieuse d’égalité réelle et de justice sociale, éprouvant le besoin régulier de conspuer les sectateurs du capitalisme et leurs méfaits coutumiers, par le dessin satirique et l’ironie mordante.

À l’occasion des 40 ans de Radio Verte Fessenheim (RVF), L’épopée alsacienne du Dreyeckland retrace les luttes écologistes en Alsace dans les années 1970.

De la création du Comité de Surveillance de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR) en 1970 à celle de RVF, l’auteur nous accompagne sur les sites occupés de Marckolsheim en 1974, de Wyhl en 1975, de Gerstheim et de Heiteren en 1977. En cours de route, il propose quelques détours pour (re)découvrir Creys-Malville, le Larzac, Plogoff, Golfech, le Pellerin et d’autres luttes marquantes de la décennie.

Il nous décrit également la folle aventure des radios libres, au nez et à la barbe des gendarmes, et à travers l’exemple de la pionnière Radio Verte Fessenheim.