Floralies : le rayonnement de la Vendée n’a pas de prix !

La Vendée, cette belle plante que l’on n’hésite pas à arroser d’argent public pour mieux la faire briller… Un loyer de 180.000 € pour des bureaux à Paris (lire en p.3) ; 180.000 € là encore déboursés pour le passage de la flamme olympique dans sept sites vendéens le 4 juin prochain. De bien petites dépenses comparées aux trois millions d’euros (minimum) qui vont être injectés dans l’accueil des Floralies Internationales (ex-nantaises) au logis de La Chabotterie en mai prochain. Exit le confort du site de la Beaujoire déjà tout prêt à être transformé pour l’occasion… Chez nous, tout est à faire, à penser et à aménager pour être en capacité d’accueillir l’événement. Et ça coûte cher, très cher. Des sommes vertigineuses… pour quelques jours de prestige. Un choix pleinement assumé par le Département et qui tranche avec celui de la métropole de Nantes qui, du temps où elle était généreuse, octroyait à peine 600.000 € de subven­tions au comité d’organisation des Floralies… avant de refermer les robi­nets en 2019, en réaction au manque de transparence quant à l’argent brassé derrière la vitrine fleurie. Puisque c’est si tabou, parlons-en !

DOSSIER
Derrière les saintes apparences, la radicalité en embuscade

Notre dossier s’intéresse aux stratégies des courants identitaires pour occuper le terrain. La préservation du patrimoine et de l’histoire locale est ainsi investie, via des initiatives en apparence banales et sympathiques. Depuis la Vendée, c’est une offensive culturelle qui est menée par des jeunes gens avec parfois, en arrière-plan, des accointances avec certaines franges extrêmes bien connues. Autre exemple : la restauration d’édifices religieux par l’association SOS Calvaires, basée en Anjou et bien active dans la région, qui cache des proximités là aussi avec l’extrême-droite la plus radicale.
Dans ce dossier également, focus sur un personnage sulfureux et historique du nationalisme révolutionnaire : Christian Bouchet, dont le fils, Gauthier Bouchet, est une figure régionale du Rassemblement National, et s’ancre, lui, dans la quête de respectabilité du parti.

Enfants placés : nouveau caillou dans la chaussure du Département

Revoilà la protection de l’enfance… Un an tout pile après notre enquête sur l’association Barayole et son management contesté, une nouvelle association spécialisée dans l’accueil d’enfants atteints de troubles du comportement est pointée du doigt. Appelée Le Logis d’Emma, elle a pour parrain un certain Nicolas de Villiers, séduit par son ambition d’héberger et d’offrir une seconde chance à des enfants cabossés, dans plusieurs maisons situées dans le Sud-Vendée. Mais depuis quelques semaines, des faits graves y sont dénoncés : « maltraitance » de certains responsables envers des enfants, recours problématique à un neuroleptique pour calmer des colères… Plusieurs témoignages écrits d’anciens salariés ont été récemment transmis au Département via la procédure de recueil des informations préoccupantes. Une institution qui, à travers son service d’aide sociale à l’enfance (ASE), finance les associations comme le Logis d’Emma, et se retrouve de nouveau confrontée au même dilemme, entre structures d’accueil jugées défaillantes et manque de solutions alternatives.

Atmosphère, atmosphère… est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?

De nos jours, l’atmosphère est à « l’inflation », terme devenu fourre-tout pour nous annoncer qu’on va trinquer, ou plutôt être asphyxié. Si Arletty disait compenser l’ennui au lit, nous, on le passe sur la paille… Ça tombe bien, car le sentiment d’être devenus des vaches à lait est particulièrement prégnant en cette fin d’année. Plusieurs remontrances nous sont parvenues ces derniers temps et illustrent parfaitement ce désagréable ressenti…

MAIS AUSSI DANS CE NUMÉRO…

ÉDITO
Y’a le bon et le mauvais réseautage…

DES NOUVELLES DE
La communication de Maxence de Rugy : un cas d’école…
Notre précédente enquête sur le projet « Réussir l’école de demain » mené par le maire de Talmont-Saint-Hilaire étant parue avant le résultat de son fameux sondage lancé auprès des familles, nous nous devions de revenir sur le sujet. D’autant que la suite des débats s’est davantage portée sur ses méthodes de communication que sur l’avenir des écoliers en culotte courte.

LA DÉMOCRATIE À POIL / Série sur les mairies à gauche
Saint-Jean-de-Monts : « C’est bien de donner de l’argent aux sportifs mais il faut un travail de veille »

Aux Essarts-en-Bocage, fini de rire !

La Roche : dans le mag de l’Agglo, l’art de se payer une pub « à la maison » !

Encore un don de l’Église… Amen !

États généraux de la presse indépendante : libérons l’info !

https://lesansculotte85.com/produit/n164-decembre-2023-janvier-2024-le-sans-culotte-85/