Écolos : s’unir ou subir

L’écologie. On se doute bien qu’elle agace celles et ceux qui ne jurent que par leur SUV et le court-termisme, pensant pouvoir échapper à tout cela grâce à leur argent ou à des technologies qui n’ont pas encore prouvé leur efficacité. Mais qu’elle n’arrive pas à s’adresser aux personnes les plus touchées par les effets de la crise climatique et environnementale, c’est un comble.
Pourtant, lorsqu’on ajuste ses lunettes dans des lieux où l’écologie semble – a priori – être une préoccupation de seconde zone, on découvre des trésors d’actions concrètes et de mobilisation.
À condition de comprendre : il n’y aura jamais de lutte contre la fin du monde sans lutte contre la fin du mois. Et, surtout, sans considération, d’égal·e à égal·e. C’est ce que ce numéro aura montré, en mettant un coup de projecteur sur le quartier pauvre de la Bottière-Pin Sec, à Nantes. D’habitude, ce sont ses points de deal plus que sa verdure qui font parler de lui. Mais il est temps de changer de perspective.