La mairie Rassemblement national de Beaucaire attaque notre journal en justice à la suite d’une de nos publications sur la gestion de la commune par Julien Sanchez et son successeur Nelson Chaudon. Nous sommes poursuivis avec le média Streetpress avec lequel nous avons également publié cet article de notre dossier. La date du procès est fixée pour le 21 janvier, à Nîmes.
Oui, la mairie de Beaucaire mène une politique discriminatoire à l’encontre de sa population. Oui, elle est hors la loi quand elle impose du porc dans ses cantines, une crèche dans sa mairie, quand elle ne publie pas les documents des conseils municipaux. Oui la mairie sert à employer des élus ou postulants du parti d’extrême droite et des militants identitaires. Oui, la mairie est opaque. Et non, les élus du Rassemblement national n’aiment pas la liberté de la presse. Nous le republions ici comme nous l’avons fait en ligne et dans notre numéro d’automne 2025.
Le 22 décembre 2025, alors que le vent soufflait et que le soir tombait à la fin d’une tournée de distribution de notre dernier numéro, nous sommes allés chercher un courrier chez un huissier de justice à Fourchon. C’était une assignation à comparaître devant le tribunal de Nîmes le mercredi 21 janvier à 14h.
Les attaquants ? La mairie de Beaucaire, Julien Sanchez, vice-président du Rassemblement national, maire de la ville jusqu’à son élection en tant que député européen en 2024. Son successeur Nelson Chaudon complète le trio qui demande 10 500 euros pour diffamations et le retrait de l’article : Le RN ferme la porte aux commerces indésirés.
Alors, voilà, le Rassemblement national n’aime pas qu’on enquête sur ses pratiques et utilise ce qu’on appelle dans le milieu : les procès baillons. La technique ? Asphyxier les journalistes et les rédactions qui ont le tort de faire leur travail en provoquant des frais de justice et en utilisant leur temps de cerveau disponible pour se défendre. Et décourager les autres. En attaquant. Comme contre nos collègues de L’Empaillé, La Marseillaise, Streetpress et bien d’autres.
“Si j’étais né en 17 à Leidenstadt” chantait Jean-Jacques Goldman “bercé d’humiliation de haine et d’ignorance”. “Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens, si j’avais été allemand ?”, questionnait le chanteur en racontant l’histoire d’un pays où le racisme montait. “Aurais-je été de ces improbables consciences” ?
Comme vous, nous avons choisi d’être parmi ceux qui ne regardent pas ailleurs, qui refusent et qui ne se couchent pas face à ceux qui veulent attaquer la liberté de la presse. Lisez l’Arlésienne, abonnez-vous, soutenez-nous pour répondre à leurs attaques. Ce n’est qu’un début, continuons les enquêtes.
La rédaction de l’Arlésienne