Ce 8 janvier au tribunal de Perpignan, Messieurs Aliot et Rouch ne se sont pas déplacés. Le directeur de la police municipale de cette mairie RN attaquait L’Empaillé. Nous l’avions qualifié de « caïd » dans notre enquête d’octobre 2023. Celle-ci documentait la politique d’extrême droite menée à Perpignan, et relevait d’existence d’une police municipale aux méthodes brutales et arbitraires, forte de deux cents agents armés de flasballs et pour certains décorés d’un écusson aux relents néo-fascistes. Cette plainte relevait avant tout d’une procédure bâillon, destinée à nous faire perdre du temps et de l’argent.
Lors de l’audience, il n’y a même pas eu de débat sur cette supposée injure, puisque l’instruction n’a pas respecté la notification de droit au silence lors de la mise en examen du directeur de publication. Ce point de nullité, plaidé avec brio par notre avocat, a bien soulevé quelques gesticulations verbales de la part de la procureure et de l’avocat de la mairie d’extrême droite, mais sans succès : les juges ont décidé de l’abandon des poursuites. Cette victoire avant même l’examen du fond nous a privés de la possibilité d’argumenter sur l’indemnisation de nos frais de procédures.
Nous remercions les dizaines de personnes qui se sont déplacées, de Perpignan et d’ailleurs, pour nous soutenir devant le tribunal, ainsi que le fonds Ripostes pour le financement des frais liés à la procédure.
Plus que jamais, nous continuerons à enquêter sur l’extrême droite, et nous resterons le relais de toutes les luttes pour combattre ces gens dangereux, que ce soit dans les villes tenues par le RN, à l’Assemblée ou dans des groupuscules néofascistes éparpillés sur le territoire.
Vive la presse libre, vive la résistance antifasciste !
L’équipe de l’Empaillé